Oui, c'est sur, abrutis que vous êtes vous allez me dire :
Barack est un héros, il est démocrate, noir et contre Bush.
Je rectifierai, c'est un métisse aux ordres des conseillers sionistes de Bush.
En aucun cas ca ne fait de lui un égalitariste noir.
Voici un petit article des ogres vraiment pas mal au sujet d'Obama :
( source : http://lesogres.org/article.php3?id_article=3675 )
Métis conforme
Il n'est pas question de déprécier les qualités et talents indéniables de Barack Obama. Ni de réfuter, a priori, l'espoir d'une possible amélioration de gouvernance mondiale que représente son élection. Mais de s'arrêter sur le concert de louanges du métissage qu'elle a provoqué en francophonie. Avant l'élection, tous les médias francophones ont ressassé le « réflexe racial » qui risquait d'assaillir l'électeur blanc dans l'isoloir. Résumant l'appréhension, Le Courrier International titrait en « Une » : « Oseront-ils l'élire ? » 5. En bout de course, 43% des électeurs blancs ont voté pour le démocrate contre 55% pour le républicain. Mais l'addition des suffrages émanant de blancs de 18 à 29 ans (55%), d'hispaniques (66%), d'asiatiques (61%) et d'afro-américains (95%) a permis à Obama de l'emporter largement 6 ...
En tant que média francophone, n'était-il pas plus pertinent de dénoncer le fait que pareille situation - un politicien afro-européen en mesure d'emporter la présidence ou le poste de Premier ministre - demeure tout bonnement inconcevable dans les 27 pays de l'Union européenne ? Une poutre dans l'oeil, les médias francophones se sont crus autorisés à stigmatiser l'éventuelle paille dans celui de l'électorat américain. Feignant par ailleurs d'oublier que la détestation populaire de Bush culminait si haut que nombre d'Américains auraient voté pour un canari ou une panthère plutôt que d'en reprendre pour quatre ans avec leriant ticket Mc Cain-Paulin.
Plus décisif : Obama n'a rien d'un révolutionnaire bolivarien ou d'un progressiste altermondialiste. Il défend un leadership impérialiste américain avec les différentes formes d'allégeances, d'injustices et de crimes que cela implique pour le reste du monde. Il sera plus intelligent, plus poli, certainement moins obtus, mais sans doute pas moins dominateur que ses prédécesseurs.
Barack Obama a séduit la plupart des médias américains en tant qu'élément incontestable de changement. Et parce qu'une majorité de lobbies financiers et d'influences a financé près des 2/3 de sa campagne. En cascade, il a plu aux médias européens par traditionnelle servilité envers la première puissance mondiale. L'homme symbolise une Amérique avec laquelle l'Europe va à nouveau pouvoir « s'y retrouver ». Principalement en matière de business et de politique étrangère. Récession planétaire et suprématie occidentale vacillante aidant, la normalisation avec les USA : c'est tout ce qui compte ! Et si les pouvoirs peuvent surfer sur l'espoir sincère des foules du monde entier en chantant avec elles le métissage, pourquoi pas ? Ça ne mange pas de pain.
En résumé : célébrons le métissage à condition que le métis en question soit, in fine, contrôlable par le pouvoir blanc. D'ailleurs, majoritairement issue du clan Clinton, la future administration du nouveau Président est, comme d'habitude, quasi-monocolore. Sur seize portefeuilles ministériels annoncés, trois ont été confiés à des afro-américains (Eric Holder à la Justice, Susan Rice aux Nations-Unies et Melody Barnes aux Affaires intérieures). Soit un de plus que sous l'administration Bush (Condoleeza Rice ; Colin Powell) et pas à des postesclés ! Trois femmes ministres, dont la conservatrice Hillary Clinton, s'ajoutent aux deux précitées. Les huit portefeuilles restant sont revenus à des mâles, blancs, conservateurs et bellicistes dont deux ultras-sionistes à des fonctions décisives (Rahm Emanuel et Lawrence Summers 7.
En termes de renouvellement politique et de « diversité », le changement américain n'en est pas un. La victoire de l'héritage de l'immigration annonce-t-elle un simple retour aux années Clinton ? Pendant lesquelles néolibéralisme, dérégulations forcenées, bombardements de l'Irak et de l'ex-Yougoslavie ont constitué un horizon indépassable ! Dans notre perspective mondiale où crises économiques, écologiques, et politiques ont atteint un degré si crucial, que feront le « chouchou de Wall Street » et ses hommes du passé ? Wait and see.